Architecture

ProuvéLes architectes, les décorateurs et les artisans d'Art ont de tous temps collaboré pour faire naître les chefs d'oeuvres qui constituent aujourd'hui notre patrimoine culturel . Je souhaite dans cette rubrique leur rende hommage. Ci-dessous, quelques uns d'entre eux.

Jean Prouvé : 

Au cours des années 1930, il collabore avec l'agence d'architecture dirigée par Eugène Beaudouin et Marcel Lods pour lesquels il réalise notamment des huisseries innovantes pour des bâtiments considérés comme précurseurs de l'architecture moderne en France : la cité de la Muette à Drancy ou la Maison du peuple à Clichy.

En 1954, Jean Prouvé participe avec Charlotte Perriand à l’appel d'offre lancé pour l’ameublement de la Résidence universitaire Jean Zay à Antony. Il obtient la commande de mobilier pour les salles communes, les restaurants et une partie des chambres. Ses réalisations – bibliothèques, chaises, lits Antony, bureaux Compas – sont exemplaires et figurent aujourd’hui parmi les meubles les plus cotés du XXe siècle (une édition originale de la chaise Antony s'évalue autour de 40 000 € ; un fauteuil Kangourou s'est vendu 152 449 €, en mars 2001 à l'étude de maître Teitgen à Nancy ; une bibliothèque peut valoir jusqu’à 160 000 €..

Rampe Victor Horta
Victor Horta :

À Paris, le futur architecte étudie les bâtiments classiques et leurs matériaux. Néanmoins, le plus important est qu'il entre en contact, grâce à son maître, avec les nouveaux matériaux que certains décorateurs utilisaient, comme l'acier ou encore la verrerie évoluée. Il y comprend aussi que la grande renommée ne s'acquiert qu'en dessinant de grands bâtiments publics. Lorsque son père meurt en 1880, il se hâte de retourner en Belgique. Il s'installe à Bruxelles et s'inscrit à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, dont il sortira avec une médaille d'or.

Quelques ouevres :

  • L'Hôtel Tassel - 6 rue Paul-Émile Janson (1892-1893) - patrimoine mondial par l'Unesco
  • L'Hôtel van Eetvelde - 2 et 4 avenue Palmerston (1895-1897) - patrimoine mondial par l'Unesco
  •  


    Tombeau de Majorelle

    Louis Majorelle :

    Initié à l'Art nouveau par Émile Gallé dès 1894, Majorelle devint un des membres fondateur de l'École de Nancy, en février 1901, connu alternativement comme l'Alliance provinciale des industries d'art, représentant un groupe d'artistes, architectes, critiques d'art et industriels de la Lorraine qui décidèrent de travailler de manière collaborative avec une prédominance pour l'Art nouveau. Menés par Émile Gallé (jusqu'à sa mort en 1904 puis par Victor Prouvé), ils se sont regroupés pour différentes raisons, notamment pour s'assurer d'un haut niveau de qualité dans les Arts décoratifs dans la région où les principaux fabricants se trouvaient.

    Quelques oeuvres :

  • Villa Majorelle, 1901-1902
  • Maison du Docteur Paul Jacques, 1905 (ferronneries de Louis Majorelle)







  • Piéce de E.Brandt

    Edgar Brandt :

    Son père Charles, né également à Paris, termine sa carrière comme directeur d'une entreprise de construction métallique. À treize ans Edgar passe son certificat d'études et entre l'année suivante à l'école professionnelle de Vierzon ; il en sort cinq ans plus tard avec une solide formation de métallier : il a appris, entre autres, à forger le fer. On a remarqué chez le jeune homme une habilité manuelle exceptionnelle, une grande ingéniosité et un goût prononcé pour le dessin. Edgar Brandt accomplit son service militaire au 154e régiment d'infanterie de Nancy : c'est un fantassin. Puis il rejoint Paris et ouvre en 1902 un atelier rue Michel-Ange : il y fabrique des bijoux d'or et d'argent et de la ferronnerie dans le goût de l'époque, c'est-à-dire en modern style. Il travaille pour la riche clientèle du quartier – nous sommes dans le XVIe arrondissement - mais aussi il reçoit des commandes en province, voire à l'étranger ; il décore également le paquebot Le Paris qui accostait au Havre. Edgar Brandt participe à des concours artistiques, il remporte des prix : le jeune artiste est apprécié et une carrière prometteuse s'ouvre devant lui.



    Gilbert PoilleratGilbert Poillerat :

    Gilbert Poillerat est considéré comme l'un des plus  grand maître-ferronnier du XXème siècle.

    Son oeuvre, commencée à la fin de la période Art-Déco, est faite de pièces uniques ou réalisées en petites séries.

    Elle témoigne par ailleurs de l'étroite collaboration avec les plus réputés des décorateurs de l'époque tels que Jacques Adnet, André Arbus, Jacques Quinet, Jean Pascaud et Jean Royère.



    grille
    Raymond Subes

    Raymond Subes est né en 1891 et mort en 1970. C'est l'un des plus importants ferronniers d'art français du XXe siècle.

    Il suit les cours de l'école Boulle en ciselure, puis ceux de l'école des Arts décoratifs avec Charles Genuys. En 1911, il travaille trois ans dans l'atelier du ferronnier d'art Émile Robert, où il acquiert une grande expérience technique, et prend la succession de celui-ci comme directeur artistique des ateliers Borderel et Robert en 1919, rue Damrémont (Paris 18e; Borderel est une entreprise de charpenterie métallique). Subes finira président-directeur général de la société à responsabilité Borert (par contraction de "Borderel" et "Robert").